Global design competitions: shaping a sustainable future /construire un avenir durable

Edito 1 In March, when the 2019 Pritzker Prize was bestowed upon the Japanese architect Arata Isozaki, the jury’s choice went against all the forecasts and elicited a number of controversies… as has been the case in virtually every previous edition of the Prize, all winners lumped together. This is how it goes for the “Nobel Prize for Architecture” and architecture prizes in general: in addition to recognising the talent, career, commitment and creations of an author, they also attest, through the inevitable discussions accompanying them, to the upheavals, infighting and stakes coursing through an entire profession and society at a given moment. In other words, architecture prizes educate the interpreters of their times. Each to their own idiosyncrasies: remarkable architecture in Muslim societies for the Aga Khan, renowned designer for the Pritzker, environmental and ecological value for the Global Awards for Sustainable Architecture, etc. However, in this array of awards, how many reveal unknown talent? Among the trophies conferring international stature, there are some whose purpose is to highlight exceptional architects who, prior to this acknowledgement, have been working in the shadows. That is what the LafargeHolcimAwards, launched in 2004, set out to do, by detecting and bestowing resources to any architect, whether experienced or not, hailing from every latitude, to realise a project. By encouraging the transition from fiction to reality, the LafargeHolcim Awards and similar prizes are working toward the common good. When, thanks to these prizes, a hydraulic infrastructure rehabilitation project in Mexico (see page 10) is finally accepted by the municipal authorities after being run through an obstacle course; when in India the prize promotes wider uptake of an urban water purification system that can save lives (see page 18); and when it simply offers the possibility of closing a deal with a wary client or encourages a young practice just starting out… It seems crystal clear that in addition to offering a snapshot of our age, architecture prizes such as the LafargeHolcim Awards have a significant impact, sometimes more important than political ones, often based on mere declarations of intent. Therefore, one can only wish for these awards to remain as sustainable as the approaches and projects they support. Quand, en mars dernier, le Pritzker Prize 2019 fut décerné à l’architecte japonais Arata Isozaki, ce choix du jury contraria tous les pronostics et fit l’objet de nombreux débats… Comme lors de toutes les précédentes éditions du Prix, tous lauréats confondus. Ainsi vont le « Prix Nobel de l’architecture » et les Prix d’architecture en général : outre récompenser le talent, la carrière, l’engagement ou les réalisations d’un auteur, ils témoignent, à travers les inévitables discussions qui les accompagnent, des soubresauts, des combats et des enjeux qui animent une profession et une société toute entière à un instant donné. Autrement dit, les Prix d’architecture forment les interprètes de leur époque. À chacun son idiosyncrasie : architectures remarquables dans les sociétésmusulmanes pour l’AgaKhan, concepteur de renom donc pour le Pritzker, valeur environnementale et écologique pour les Global Awards for Sustainable Architecture, etc. Mais, parmi ces récompenses, combien permettent de révéler des talents méconnus ? Parmi ces trophées de portée internationale, il en existe dont l’objectif est de présenter des architectes d’exception qui œuvraient jusqu’alors dans l’ombre. Les LafargeHolcim Awards, initiés en 2004, font partie de ceux-là, en détectant et donnant notamment les moyens à tout architecte, expérimenté ou non, provenant de toutes les latitudes, de concrétiser un projet de papier. En favorisant le passage de la fiction à la réalité, les LafargeHolcim Awards et leurs homologues font œuvre de bien commun. Quand, grâce à ces Prix, un projet de réhabilitation d’infrastructure hydraulique au Mexique (voir page 10) est enfin, après un parcours du combattant, adoubé par les services municipaux, quand le Prix permet de faire connaître, en Inde, un système d’assainissement urbain qui peut se révéler salvateur (voir page 18), quand il donne tout simplement la possibilité de convaincre un client réticent ou quand il conforte une jeune agence dans son engagement balbutiant… Il apparaît clairement qu’outre offrir un instantané de notre époque, les Prix d’architecture tels que les LafargeHolcim Awards ont un impact non négligeable, plus important parfois que celui de décideurs politiques qui se contentent de déclarations d’intention. On ne peut alors que souhaiter que ces récompenses soient aussi durables que les démarches et les projets qu’elles défendent. From fiction to reality Emmanuelle Borne, editor-in-chief of L’Architecture d’Aujourd’hui Fictions et réalités

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